Accueil
Bonnard peintre du sud a son mécène : Puget [expo] |

Bonnard peintre du sud a son mécène : Puget [expo]

Puget, (vous savez les huiles !)Bonnard-Puget-Orsay est le mécène de la grande rétrospective du peintre Pierre Bonnard au Musée d’Orsay à Paris.

Orsay-Musee

Il a enchanté la Provence et le sud avec ses peintures colorées. La marque Puget a aussi inscrit son histoire dans ce territoire méditerranéen et tire ses couleurs gustatives des fruits du soleil, les olives.

Pierre Bonnard (1867-1947), vers une libération de la couleur. Le musée d’Orsay présente une exposition consacrée à Pierre Bonnard, peintre de l’Arcadie, du 17 mars au 19 juillet 2015. De son appartenance au groupe des « Nabis » jusqu’à ses décors muraux monumentaux, l’ensemble de l’œuvre du peintre est représenté.

Après des études de droit, le jeune Bonnard rompt avec le choix paternel et arrive à Paris pour faire ce qu’il a toujours aimé, dessiner. Il rencontre alors les peintres montmartrois de cette fin du XIXe siècle, en rupture avec leurs aînés impressionnistes pas assez intellectuels selon eux. Ces mêmes artistes créent le mouvement « Nabis », guidé par Gauguin, avant-garde à la recherche de nouveaux moyens d’expression.

Lors de l’exposition d’estampes japonaises à l’Ecole des Beaux Arts de Paris en 1886, ils sont frappés par les règles de composition des tableaux où les couleurs dominent ainsi que l’aspect synthétique des dessins et des lignes en arabesque. Les règles académiques de la perspective et la conception de l’espace volent en éclat, les points de fuite ne sont plus, vive les aplats qui définissent les formes et les plans, l’ensemble associé à des points de vue en contreplongée ou surplombant le motif. Pierre Bonnard adopte cette approche japonaise au point d’être surnommé le « nabi japonard ».

Il aborde la couleur de manière frontale et ses œuvres en témoignent portant des rouges, des bleus intenses, des verts éclatants, des jaunes, des oranges éblouissants et des violets improbables. La couleur restera tout au long de son œuvre sa ligne directrice et sera l’expression de sa liberté d’interprétation de la réalité. Des scènes d’intérieur, ou intimes, aux paysages, Bonnard n’aura de cesse d’exprimer la couleur au point de dire lui-même « J’ai été trop loin dans la couleur, il faut que je revienne au dessin». La spontanéité est présente tout au long de son œuvre et ses évolutions stylistiques se font sans rupture. Les scènes de vie représentent Marthe sa femme – et peut-être bien sa muse – dans le quotidien d’une vie tranquille. Obsédée par la propreté de son corps, elle sombre doucement dans la folie et reste représentée par son mari éternellement jeune.

De nombreuses toiles mettent en scène des animaux, chiens et chats qui semblent imiter la posture des humains voire parfois les narguer, dans une domesticité de premier plan.

Giverny et Claude MonetLe peintre vit en Normandie pas loin de Giverny, près de chez son ami Monet. Ébloui par la couleur du Sud de la France, il acquiert en 1926 la villa « Le Bosquet » au Canet où il vivra une vingtaine d’années jusqu’à sa mort. Les paysages provençaux ne cessent de l’inspirer. Il y traque l’intensité des couleurs, la lumière et la chaleur, à tel point que de certaines toiles semblent s’échapper le chant des cigales. Il transposera même cette lumière du midi dans ses paysages de Normandie.

Bonnard qui affirmait « Il ne s’agit pas de peindre la vie, il s’agit de rendre vivante la peinture » a exprimé cette conviction tout au long de son œuvre en libérant la couleur vers une autonomie propre.


Partager sur Facebook

Partager sur Twitter


, , , , ,

Laisse un commentaire

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.