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Okoze et Bora (Conte japonais) |

Okoze et Bora (Conte japonais)

Un conte japonais…

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Dans les eaux profondes qui entourent le Japon, vivent quantité de poissons. Parmi eux, un particulilèrement vilain, avec une dégaine infecte, une grosse tête d’abruti et une bouche fendue de travers : la rascasse (Okoze en japonais).

Okoze est tristeDans l’île d’Amakusa, il y en avait un Okoze particulièrement laid et qui pourtant soupirait de ne pas être encore marié…
– J’en ai assez d’être célibataire. je voudrais une femme, même pas trop belle…
Son ami Hiram, le turbot, franchement pas très jojo lui non plus, mais dans un autre genre, compatissait au chagrin d’Okoze et essayait de le consoler.
– Allez arrête de pleurer ! Chaque marmite a son couvercle. Tu finiras bien par trouver une compagne, même si tu n’es pas le plus beau.
– Tu crois ? En fait, moi je voudrais par exemple épouser Bora (Dame mulet), elle est tellement belle avec son corps élancé…
– Bon, là, tu mets la barre un peu haut Okoze !
Okoze et son ami Hamri– Tu crois que ce n’est pas possible ? et Okoze rascasse se remit à pleurnicher de plus belle.
– Bah, à peu près aussi possible que de voir tomber les étoiles du ciel… Mais qui ne tente rien n’a rien. Essaye ! Va la voir !
– Hamri, et si toi tu allais la voir pour lui dire ?
– Ah non non non ! Je suis ton ami, d’accord mais ces affaires se traitent directement. Il suffit que tu ailles la voir et que tu lui ouvres ton coeur.
Après avoir mûrement réfléchi et pleurniché encore un peu, Okoze se décida à déclarer sa flamme à la belle Bora. Celle-ci sortait justement de son bain.
– Dame Bora, je dois vous parler. Je suis laid à faire peur mais mon coeur est pur comme de l’eau de roche et j’aimerais vous prendre pour épouse.Bora
Il avait parlé avec tout son coeur cependant que la Dame en question le regardait de haut, les yeux ronds et la bouche bée.
– Plutôt qu’épouser une rascasse, j’aimerais mieux me faire Hara-Kiri ! cria-t-elle en s’enfuyant à toutes nageoires.
Le pauvre Oskoze rascasse fut si peiné de cette réaction qu’il lui dit en pleurant :
Je suis laid mais j’ai bon coeur ! Tiens, mange-moi !
Et c’est ce qu’elle fit !

Adapté du conte japonais “L’amour non partagé de la rascasse” (Aux origines du monde : Contes et légendes du Japon, Flies France – 1999)


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